ROADTRIP AU PORTUGAL EN VAN

Au mois de septembre 2021, nous avons loué un van au Portugal pour visiter l’Algarve pendant 10 jours et tester cette expérience qui nous donnait trop envie! Je vais commencer par des explications sur le voyage en van et le récit se trouvera juste après!

Où  louer ?

Nous sommes passés par l’agence Siesta Campers à Faro. Ils disposent d’agences à Faro, Lisbonne et Porto. Il est donc possible de louer le van dans une ville et le rendre dans une autre, en réservant les vols multidestinations en conséquence quand on ne veut pas rebrousser chemin.

Nous avons opté pour un VW Transporter équipé d’un réservoir d’eau, d’une douche arrière, d’un toit ouvrant, d’une kitchenette et d’un panneau solaire pour être autonomes en électricité.

On aurait adoré prendre un Combi pour le côté mythique mais ils consomment beaucoup + de carburant (le carburant étant très cher au Portugal à cette époque-là), ils n’étaient pas autonomes en électricité et les roues sont plus fines ce qui ne permet pas de sortir des routes en empruntant parfois des chemins non goudronnés. Dommage pour les belles photos à l’esprit vintage 😁

Le tarif varie en fonction de la période. Pour une location de 6 nuits du 16 au 22 septembre, le tarif de base était de 130€ par nuits. À cela, nous avons rajouté 20€ de location de serviettes faute de place dans le sac de voyage, et 120€ d’assurance pour être tranquilles en cas de problèmes.

Le total s’élève donc à 920€ pour 6 jours : 77€ par jour et par personne à 2.

154€ peut paraître cher comparé à une nuit d’hôtel, mais le prix comprend la chambre, le moyen de se véhiculer, la nourriture (parce que si déjà il y a une mini kitchenette il faut en profiter et parce qu’en trip, on ne se lance pas dans de la grande cuisine, on fait simple et ça ne revient pas cher) et surtout: on est libre ! On ne perd pas de temps à faire et défaire ses affaires et à faire des check in/check out aux hôtels ou locations.

On rajoute à ça quelques restos pour manger local et goûter les spécialités, quelques bières ou cafés par-ci par-là et c’est tout. Le frigo est toujours en marche ce qui permet d’avoir toujours des boissons fraîches avec soi 😋

Où dormir?

Avant de partir, j’avais en tête des beaux spots tous les soirs face à l’océan, avec les belles couleurs du couché ou du levé de soleil.

Dans la réalité, on ne stationne pas où on le veut car il y a beaucoup de parcs naturels et des endroits signalant une interdiction aux campings cars.

La première nuit, nous nous sommes garés sur une place de parking qui donnait directement sur l’océan, j’avais hâte d’être le lendemain pour découvrir la vue. Il y avait un panneau d’interdiction aux campings cars à l’entrée du parking, mais ne se considérant pas comme un camping-car, puisque beaucoup plus petits, nous y sommes allés quand même et la police locale est venue nous déloger. Ensuite, nous ne nous sommes plus aventurés dans les zones signalées par une interdiction et nous nous sommes aidés de l’application Park4night qui centralise les zones de stationnement autorisées.

Au final, il faut lâcher prise sur le spot où passer la nuit, forcément c’est un plus d’avoir sa chambre en face d’un magnifique endroit, mais les magnifiques endroits on les voit toute la journée, donc si durant quelques nuits on n’a pas le spot idéal et qu’on est sur une simple aire en forêt avec d’autres vans et campings cars, ce n’est pas grave. Les beaux spots prisés sont rarement réservés juste pour nous, un soir nous étions face à l’océan et au coucher du soleil  sur un petit parking avec 3 autres campeurs: allemands, belges et portugais et ça nous a permis de discuter un peu avec eux puisque nos « terrasses »  étaient les unes à côtés des autres.

Les soirs où nous n’avions pas la vue de rêve, on était quand même à proximité immédiate d’un lieu à découvrir où on avait droit à un joli sunrise.

On a passé beaucoup de temps à scruter Google Maps pour repérer des endroits qui semblaient bien vu du satellite, mais qui en réalité ne pouvaient être exploitables : panneau d’interdiction, terrain trop accidenté, rochers ou plots en bois qui empêchent le stationnement ..:

Il y a une première à tout et c’est avec la pratique qu’on apprend. Sur 6 nuits, nous avons eu 2 nuits face à l’océan, dont un spot où nous étions seuls.

Comment vivre à l’intérieur d’un van?

Le transporter T6 Atlantic est vraiment bien équipé.

Il suffit d’ouvrir le toit pour qu’une tente se déplie, ce qui permet d’être debout pour faire à manger, faire la vaisselle, ranger, s’habiller…

Il y a un réservoir d’eau de 50 litres que l’on peut remplir dans des stations-services ou aires de camping-cars lorsqu’il est vide.

Il y a un petit frigo, un petit évier, une gazinière avec 2 feux.

Le siège avant peut se pivoter.

Les sièges arrières se plient de sorte à faire un lit, il y aussi possibilité de dormir dans la tente de toit.

Il y a des rangements ici et là pour la vaisselle, le linge de lit, les affaires.

Un store déroulant latéral permet de faire de l’ombre et de manger à côté du van grâce à une table et des chaises pliantes.

Une douche extérieure permet de se laver. Il suffit de trouver un endroit tranquille ou de se doucher à une douche de plage.

Pour les besoins, c’est dans la nature. Un sac poubelle est utilisé en permanence et l’évier permet de se laver les mains directement. Il y a sinon possibilité de louer des toilettes chimique.

Un panneau solaire est présent sur le toit pour générer l’électricité afin que le frigo soit toujours en marche, et pour que l’on puisse charger des appareils grâce aux prises USB.

Des parsoleils sont à ventouser sur les vitres avant et le pare brise le soir pour ne pas être réveillés par la lumière du jour le matin.

Un petit robinet est présent sous le van pour les eaux usées, n’ayant que de l’eau de l’évier nous déversions de temps en temps dans l’herbe. 

En bref, c’est simple, minimaliste et fonctionnel. Tout est bien pensé pour vivre dans ce petit espace!

Quoi emmener ?

  • Des vêtements et le nécéssaire de toilette
  • Des batteries externes en cas de manque de batterie la journée pour le téléphone ou l’appareil photo…
  • Un bouquin
  • Une guirlande lumineuse (indispensable pour le côté bohème et chaleureux le soir)

Tout le reste était dans le van : linge de lit, serviettes (en location supplémentaires) vaisselle, ouvre bouteille, éponge, torchon, liquide vaisselle, spray nettoyant, sac poubelle,  table pliante, chaises pliantes, frigo, store.

L’agence mettait à disposition gratuitement sur une table dans leur garage du papier toilettes, de l’essuie tout, des épices, des bougies, du papier aluminium… pour éviter d’acheter ce genre de choses en grand.

Notre avis: La vanlife, c’est génial ! Nous avons adoré et n’avions plus envie de quitter ce petit van.

C’est bien assez confortable et c’est super pratique pour gagner du terrain et visiter un pays; C’est une belle expérience que je recommande vivement.

Il y a quelques années, lorsqu’on me parlait de ça, ça ne me donnait pas du tout envie, j’avais envie du confort de l’hôtel etc…  mais après avoir regardé le reportage expédition happiness sur Netflix, ça m’a trop donné envie!

Le sentiment a été particulier en revenant à la maison:  Tout paraît tellement grand et en surnombre, quand on a vécu 6 jours dans ce petit espace et qu’on ne manquait de rien.

Place au récit de voyage maintenant !

Jours  1-4

On a commencé par loger 4 jours à Almancil chez de la famille qui vient y passer une paisible retraite et avons découvert l’Est de l’Algarve. On a bien mangé parce que notre hôte est une excellente cuisinière, on s’est reposés à l’ombre des arbres, on a mangé des oranges et des grenades directement cueillies de l’arbre…

& on a découvert: Les plages de Trafal et Vale de Lobo et leurs superbes couchés de soleils, Vale de Lobo étant l’endroit des golfeurs, un quartier assez riche avec de belles villas.

Oliohs de Agua et ses falaises

Santa Lucia la capitale de la pêche du poulpe

La charmante ville de Tavira

Cacelha Vela et son banc de sable

Jour 4

Début de l’aventure! On récupère le van à Faro, on fait quelques courses pour remplir le frigo et on va direction Praia de Marinha pour marcher au-dessus des falaises, histoire de voir la célèbre vue du cœur ❤

Pour notre première nuit, on se gare dans un coin du parking d’Algar Seco juste devant l’océan, j’avais hâte de découvrir la vue le lendemain.

On devait réchauffer un carry de poulet qu’on avait mangé la veille mais impossible d’allumer le gaz, on avait omis de nous indiquer quelque chose, du coup c’est pain + blanc de poulet achetés dans un supermarché !

Mais on le mange sur un petit banc devant l’océan, il fait bon, les étoiles brillent, le cadre est sympa!

De retour dans le van on fait une toilette rapide et juste après nous entendons une voiture s’arrêter, une lampe de poche s’approche et quelqu’un toque en annonçant « GNR » … Le policier nous explique qu’il faut partir d’ici etc… Il y avait un panneau d’interdiction pour les campings-cars, mais vu que le van est beaucoup plus petit on y est allés quand même.

Du coup, on se retrouve sur un parking juste un peu plus haut. Tampis pour la vue.  On est quand même bien placés  pour se balader le lendemain. 

Jour 5

Vu qu’on est garés juste à côté, on se balade dans les rochers d’Algar Seco. Il s’agit d’ une série de rochers et de grottes escarpées, sculptés pendant des centaines d’années par le vent

Une passerelle en bois longe la falaise jusqu’à Carvoeiro pour profiter de la vue. Quelle beauté. Il y a d’ailleurs le Bonecabar qui est un bar/bistro niché dans les roches.

On se rend ensuite vers Ferragudo, tout près du phare il y a une petite place avec l’océan au loin pour manger notre carry, entre temps on a appelé l’agence pour régler le soucis de gaz et parce qu’on arrivait pas à faire tenir le store (avant d’arranger ça on s’est dit olala les emmerdes… sur quel van on est tombés 😂 on se voyait déjà rebrousser chemin de 60km pour devoir régler ces soucis, heureusement, un appel en visio à suffit. Ils avaient oubliés de nous préciser 2 choses lors de la remise du van . Donc on notera pour la prochaine fois de tout essayer avant de repartir de l’agence.

On marche ensuite sur les falaises pour découvrir une vue spectaculaire sur les plages Torrado et Caneiros. Une baignade s’impose 😍😍 la première n’est accessible qu’en marée basse avec ses affaires, ou pour les plus courageux, une corde permet d’y descendre en rappel. Mais le plus simple est de se garer au parking de Praia do Carvoeiro. Et pour voir cette belle vue, il faut monter dans les falaises. Il y a un petit sentier qui monte sur la droite entre le parking et la plage.

On prend une douche à la plage de Ferragudo avant de se préparer et de se promener dans les petites ruelles du village.

Vu qu’il y a pas mal de restos, on s’arrête o Baril pour manger des sardines grillées au charbon de bois.

Et on retourne au phare pour passer la nuit, seuls.

Jour 6

Le soleil commence à se lever et nous sommes toujours tout seuls 👌

On se dirige vers Alvor pour prendre le petit déjeuner sur la plage. On a fait du café qu’on a transvasé dans la gourde en inox et on a acheté des boules de Berlin (beignets) chez un vendeur ambulant qui passait justement par là.

On se rend ensuite à Lagos pour flâner au marché, se promener en ville aux ruelles joliment pavées, manger des tapas. Ici la particularité du paysage c’est Ponta de Piedade 😍

La journée se poursuit à Sagres, la ville la plus au sud-ouest du Portugal. L’ambiance y est différente: beaucoup plus de vent, beaucoup plus de vagues, beaucoup de surfeurs.

On pose le van devant l’océan pour faire une pause lecture avant d’aller dans un bar de surfer au style qu’on adore. C’est une laverie en même temps, le concept est top!

On se rend ensuite au Cap Saint Vincent, appellé aussi « le bout du monde » parce qu’il s’agit du point le plus au sud ouest de l’Europe. On admire le coucher du soleil en haut des falaises…. Les couleurs dans le ciel une fois le soleil couché étaient magiques 🔥

Impossible de dormir face à l’océan ici, ça souffle beaucoup trop.

On est rentrés un peu dans les terres et on a repéré sur Park4night une aire en forêt pour y dormir. Plusieurs vans et campings cars sont déjà présents. Vu qu’il était déjà 21h, on a simplement cuisiné un plat de pâtes lyophilisées de chez décathlon: ils sont pas mal du tout et la composition est clean ! J’étais très sceptique mais ça a été testé et approuvé en bivouac !

Jour 7

On admire un super levé du soleil et on s’en va avant tout le monde pour se rendre à Carrapateira, un petit village qui surplombe la plage de Bordeira, un paradis pour les surfers dans l’ouest.

Il faut traverser une longue étendue de sable semblable à un desert avant d’arriver à la plage de Bordeira. Les vagues sont très fortes ici et commencent loin: On se sent tout petit face à la puissance de l’Océan!

Nous mangeons dans l’un des deux restaurants du village, une adresse coup de cœur; le microbistrobar: des plats colorés et gouteux, une déco douce, une ambiance good vibes avec les mélodies de bob marley & compagnie…

Il est l’heure de faire demi tour parce qu’il va falloir rendre le van à Faro. On retourne au niveau d’Alvor sur la côte sud. Après avoir désespérément cherché un endroit pour manger face à l’océan on mangera finalement à l’intérieur du van parce qu’il y avait trop de vent, sur une aire avec d’autres campeurs. Rien de spécial pour l’emplacement ce soir-là, mais on est bien placés pour se balader le lendemain.

Jour 8

On se réveille tôt pour se promener sur la plage et on prend le petit dej juste à côté d’une autre plage où l’on va se baigner, et découvrir le paysage magnifique des criques d’Alvor.

Ici aussi, il faut un peu grimper dans les falaises pour profiter de ce spectacle. Eau turquoise, rochers qui sortent de l’eau, trous dans les falaises…

Après cette belle promenade en pleine chaleur, le bonheur de redescendre pour se baigner était énorme!

On se dirige ensuite vers Evaristo; on a repéré un petit parking autorisé pour la nuit juste devant l’océan. Il n’y a pas de place quand on arrive, mais il suffisait d’attendre 2 min pour qu’une voiture s’en aille et pour qu’on puisse se garer sur une des 5 places.

On est face à l’océan et au coucher du soleil pour le repas, accompagné d’autres campeurs en vans et campings cars: des allemands, des belges et des portugais. Nos « terrasses » sont installées les unes à côté des autres, chacun fait sa petite vie et nous discutons de temps à autres ensemble.

Jour 9

Petit dej face à l’océan puis promenade sur les falaises d’Evaristo, c’est toujours un si beau paysage…

Le reste de la journée est tranquil, entre marché et ville d’Albufeira, baignade, lecture et sunset à la plage de Trafal avant de rejoindre la famille pour une dernière soirée.

Jour 10

Un dernier petit dej en famille avant de retourner à Faro pour rendre le van. On a évidemment passé notre dernière nuit dans le van. Nous sommes tristes de le laisser. Ce mode de voyage nous a vraiment plu!

Notre vol étant à 18h, nous visitons Faro et dégustons une dernière spécialité: la Cataplana . Une sorte de ragout avec du homard, des fruits de mers, du poisson… c’est super gouteux!

J’espère que ça vous aura un peu fait voyager et que ça vous aura donné un aperçu pour ceux qui se posaient des questions sur ce mode de voyage. N’ayant pas le nôtre, on est super contents d’avoir pu en louer un pour vivre cette expérience.

Et vous, ça vous tente ?

ROME

Petite rétrospective sur un séjour de 4 jours à Rome qui a eu lien en août 2020 histoire de partager les principaux lieux visités et les bonnes adresses où j’ai mangé.

Après avoir atterri à l’aéroport de Ciampino, il a fallu prendre un bus pour se rendre à la gare de Ciampino, pour ici prendre un train jusqu’à la station Termini et prendre enfin un métro pour aller jusqu’à l’hotel.

Où loger: Trevi Beau Boutique Hotel, placé juste à côté de la fontaine de Trevi et tout près du Panthéon.

Que faire:

Sillonner les rues étroites et admirer l’architecture colorée

Voir le Colisée

Entrer dans les églises qui de l’extérieur ressemblent souvent à des bâtiments lambda et dont l’intérieur correspond à des œuvres d’art. On peut entrer dans chaque églises, et certaines sont encore plus belles que la Chapelle Sixtine.

Sillonner les rues du quartier Trastevere, coloré, fleuri et chaleureux. Et prendre un peu de hauteur jusqu’à la fontaine Paola et le parc de la villa Doria Pamphili.

Visiter la cité du Vatican: Basilique Saint-Pierre, musée du Vatican et Chapelle Sixtine

Voir et rentrer dans le Panthéon

Prendre un Aperitivo: l’Happy Hour italien qui accompagne ses boissons de petits mets à grignoter

Se servir en eau bien fraîche grâce aux nombreuses fontaines d’eau potable disposées un peu partout dans la ville

Se rendre à la plage d’Ostia et louer un transat pour un peu de farniente si le plus gros a été visité et que le timing le permet (compter 1h de trajet en train)

Où manger:

Où manger près de la place Navone et près du Panthéon: la trattoria Da Gino Al Parlemento qui est un restaurant typique hors des rues très fréquentées par les touristes. Il n’y avait d’ailleurs que des italiens. Les trattorias sont comme les Winstub en Alsace. J’ai pu y déguster de véritables pâtes à la carbonara italiennes (avec du jaune d’œuf, du parmesan et de la pancetta, pas de crème ni de lardons !)

Ou manger près du Vatican: la Soffita Renovato pour une très bonne pizza

Ou manger une bonne part de pizza à emporter près du Panthéon: chez Appetito, anciennement Pizzarius (Via dei Pastini, 116) ma part coup de coeur, une pizza au pesto: une pâte croustillant avec une garniture crémeuse et jûteuse: sauce tomate, crème frâiche, champignons, jambon, parmesan, tomate cerise, pesto, billes de mozzarella.

12 JOURS DE ROADTRIP EN FRANCE

Pour mon anniversaire qui a eu lieu au mois de mars, Joey m’a offert un vol en parapente à Annecy ! On a donc décidé de faire un roadtrip en France en débutant par Annecy, et au mois de juin pour éviter la masse de monde.

Etape 1 : Annecy, vendredi 11 juin – J’adore cette ville, entre petites ruelles, lac et montagne, tout est réuni pour s’y sentir bien ! Etant déjà allés à Annecy chacun de son côté, nous n’avons pas exploité toutes les possibilités touristiques (Ballade en vélo autour du lac, location d’un bateau électrique ou d’un pédalo, visite du château, visite de la prison…) Simplement se promener, admirer, manger une glace… c’est déjà top !

On n’est pas super fan de manger du fromage fondu en été, alors c’est vers le Little Italy qu’on s’est dirigés pour notre premier repas et les pizzas y sont vraiment excellentes !

Nous avons passés notre première nuit à l’hôtel Campanile au centre-ville. (133€ – 1 nuit sans petit déjeuner)

Le lendemain, nous avons trouvé une petite terrasse toute mignonne pour y déguster un jus frais avec des produits bio pour le petit déjeuner. Nous avons ensuite déjeuné au restaurant l’Estaminet, touristique mais très correct, avant de se rendre au col de la Forclaz : voir le lac en hauteur, entendre le son de cloche des vaches, voir la montagne de plus près…

Puis arrive enfin le moment du vol en parapente. Ayant déjà fait un saut en parachute, ça ne me faisait pas spécialement peur.

Rendez-vous à Talloires pour rejoindre les moniteurs d’Adrénaline Parapente qui nous conduisent avec leur minibus jusqu’au Col de la Forclaz à nouveau, pour le décollage. Ils nous expliquent comment ça va se passer et nous enfilons une sorte de sac à dos/ harnais. Je commence tout de même à stresser un tout petit peu à ce moment-là, par peur de faire une mauvaise manip au décollage.

Tout se passe correctement et là, place à un panorama encore plus beau, encore plus haut, juste à côté des montagnes et même au-dessus. Vincent, mon moniteur, est vraiment passionné et n’arrête pas d’être ébahi par le paysage. Il me fait faire quelques virages histoires d’avoir des sensations et c’est vraiment top ! Place à 20 minutes de beauté. Pour ceux qui n’oseraient pas par cause de vertige, le moniteur m’a dit que le vertige n’existe plus du moment qu’on est dans les airs, parce que les pieds ne touchent plus la terre.

On se rend ensuite sur le parking du Golf d’Annecy, à Talloires, on marche quelques instants dans la fôret (une vingtaine de minutes je dirais) et on trouve une petite place sympa pour notre bivouac, qui donne sur le lac avec le coucher du soleil. Nous avions mangé un sandwich juste avant. Le ciel a une couleur magnifique, panorama parfait, vu depuis le hamac (un hamac Naturefun qu’il faut fixer grâce à des sangles autour de deux arbres). Pour l’équipement du bivouac, je vous invite à vous rendre sur cet article, qui explique quel est notre matériel, combien ça coûte…

La nuit s’est bien passée, beaucoup mieux que la première au lac de Pierre-Percée : il ne faisait pas froid et le terrain était plat!

Après avoir remballé nos affaires nous avons fait chauffer de l’eau pour un thé et mangé quelques biscuits secs, mais nous sommes quand même allés dans le village de Talloire ensuite pour prendre un petit déjeuner avant de partir vers Valensole.

Etape 2: Nous sommes arrivés à Valensole le dimanche après-midi et avons pris possession de notre Airbnb pour les deux nuits à venir. Marie-Paule, notre hôte, habite juste à côté.  Elle est très disponible et sympatique. Les deux espaces sont bien distincts et chacun dispose de son intimité sans vis-à-vis.

Le logement se situe en plein milieu des champs. Les seuls bruits qu’on entendra ici seront les abeilles et les grillons. C’est parfait pour une petite pause à la campagne, au calme. (117€ – 2 nuits)

Nous voulions aller à Valensole pour voir les champs de lavande en fleurs, c’est un panorama qu’on rêve de voir. L’année dernière, lors de mon roadtrip solo en voiture, j’étais arrivée trop tard. Cette année, nous sommes arrivés trop tôt. La lavande n’était pas encore complètement ouverte donc les champs n’étaient pas bien violets.

Nous avons quand même pu profiter de champs de marguerites et de sauge, et des belles rangées de lavande à venir. Un petit parfum était là quand même !

Lundi, nous nous sommes réveillés très tôt (5h30) pour faire une randonnée aux Gorges du Verdon au départ de Quinsson. (environ 1h de route depuis le Airbnb) Un beau parcours qui longe les basses Gorges avec un peu de foret. La couleur de l’eau est magnifique. Nous nous arrêtons pour une petite pause Sandwich sur un rocher avant de regagner notre voiture vers 12h30 : le soleil tape fort et il fait très très chaud. On est contents d’avoir commencé la randonnée tôt le matin!

Place ensuite à une petite baignade au lac d’Esparron du Verdon pour se rafraîchir !

La journée se termine tranquillement par l’admiration de la voie lactée et du ciel entièrement étoilé…

Etape 3: Nous repartons mardi 15 juin pour aller vers Cassis. Au programme: baignade à la mer, balade dn ville, sur le port, resto… farniente

Nous logons dans une chambre chez l’habitant reservée sur Airbnb, chez Céliane, qui nous propose une chambre avec une salle de bain privative ainsi qu’une deuxième chambre pour nos affaires (ou pour 4 personnes. 73€ – 1 nuit)

Là aussi, Céliane est très sympatique et nous avons bien pu discuter avec elle. Son maître mot: oser, se lancer, faire ce qu’on a envie !

Mercredi, nous nous levons tôt également pour faire la randonnée des Calanques de Port Miou, Port Pin et En vau. Et quelle randonnée! Des paysages à couper le souffle, beaucoup d’efforts, des montées, des descentes, de l’escalade, et la plus belle des récompenses ensuite: la plage d’En Vau. Un dépaysement total.

La randonnée était classée facile sur Alltrails, mais clairement, c’est plutôt un niveau difficile. Une personne qui a des difficultés pour marcher ou pour respirer ne pourrait pas la faire au vu du fort dénivelé que ce parcours propose et à la partie escalade pour arriver à la plage d’En Vau. Chaussures de marche et eau obligatoire!

Etape 4 – Nous nous rendons directement à Marseille après la randonnée, lessivés, fatigués, mais tellement contents et satisfaits.

Nous prenons possession de notre chambre à l’Hotel Belle Vue, en face du vieux port. Le bâtiment ne paie pas de mine, mais la chambre a complètement été rénovée (109€ – 1 nuit avec petit déjeuner)

Nous nous sommes promenés au Vieux port, à la Cannebière, avant de finir à la cours Julien pour prendre un apéro et manger dans un restaurant typiquement provençal (Le resto provençal) La serveuse était parfaite; passionnée, sympatique et chaleureuse et ce qu’on a mangé était vraiment très bon.

Le lendemain, nous nous sommes promenés dans le quartier du Panier, le vieux Marseille, et nous avons adorés les petites ruelles pleines de charme, de couleurs, de plantes… Nous sommes rentrés dans une petite boutique d’épices provenant de Madagascar et la vendeuse s’y connaissait à 1000%, et quand les vendeurs savent de quoi ils parlent, c’est vraiment cool ! Nous sommes repartis avec du curry, de la cannelle en poudre et en bâtonnet, du poivre, du gingembre…« Le panier d’épices »

Petit passage également à la Maison du Pastis pour acheter une bouteille de pastis artisanal. Je n’en bois pas mais pour avoir goûté, ça n’a rien à voir avec le Ricard du commerce. C’est très fort en plantes et en saveurs.

Etape 5 : Nous prenons la route pour la Camargue vers 13h le jeudi et arrivons dans un Airbnb au Grau du Roi que nous allons occuper pendant deux nuits. Idéalement situé juste derrière la plage, il nous permettra d’aller nous baigner facilement. Le bâtiment est assez vieux et l’intérieur rénové assez brièvement, mais ça fait l’affaire. (169€ – 2 nuits)

Nous avons découvert les Salins d’Aigues-Morte: les bassins roses et les montagnes de sel, le village d’Aigues Mortes dans ses remparts et la Grande Motte.

Samedi, nous terminons par Sainte Marie de la Mer avant de rejoindre les Baux de Provence. Sur la route, nous nous sommes arrêtés dans une cave pour faire une dégustation de vin et ramener du vin chez nous.

Etape 6 – Nous arrivons aux Baux-de-Provence samedi en fin de journée et dormons en bivouac près du lagon bleu. Le lendemain, nous nous levons tôt pour nous promener dans le village encore vide de monde pour profiter des jolies petites ruelles.

On poursuit notre route vers Saint-Remy-de-Provence qui est tout aussi charmant.

Etape 7 – On termine notre parcours par Lyon histoire de ne pas faire la route d’une traite et parce que Lyon est une ville super cool ! Entre beaux bâtiments, ruelles étroites, la vieille ville, le beau parc de la Tete D’or, Notre Dame de Fourviere, les Berges de Saône et du Rhône, les escaliers, les bons restaurants, beaucoup de verdures et de petites places … il y a vraiment de quoi faire un beau petit citytrip ! Notre coup de cœur gustatif : le Mozzato , un restaurant où l’on peut déguster et découvrir plusieurs sortes de mozza.

& l’endroit dans lequel j’aurai pu rester des heures : le beau coffee shop newtreecafe.

Et voilà, c’est la fin ! On a vu plein de belles choses mais on était quand même content de rentrer pour manger à nouveau normalement parce qu’aller au resto pratiquement tous les jours ça se fait vite sentir ! J’éspère que cet article vous aura plu, qu’il vous aura fait voyagé et qu’il pourra vous donner quelques idées!

A bientot ❤

LONDRES

Londres en mars 2020… Il y a un an. Comme ce voyage me paraît loin. J’ai pu partir avec une amie juste avant le confinement, sans penser que ce serait le dernier voyage que je pourrais faire en toute normalité: des gens en pleine rue, dans les restos, dans les bars… SANS MASQUE. Aucune restriction, la liberté tout simplement.

Revoir ces photos me suffit pour me replonger dans l’ambiance Londonienne en quelques secondes, et qu’est ce que ça fait du bien de revoyager un peu ! Le clip vidéo ci-dessus complète les photos et le récit.

Arrivées à l’aéroport Londres Stansted après 1h30 de vol , je n’avais pas reçu les tickets par e-mail pour le Stansted Express que j’avais acheté en ligne avant de monter dans l’avion à Baden-Baden. J’ai dû démontrer aux agents que j’ai bien payé et commandé deux tickets mais que je ne les ai pas eu. Ils n’ont pas tout de suite voulu me croire et ont effectué une recherche dans leur système, ils m’ont finalement donné deux tickets en papier sans devoir repayer, ouf!

Durant le trajet, on définit un peu le programme du lendemain en essayant de regrouper les activités en fonction de leur situation géographique pour optimiser le temps. Arrivées à Liverpoolstation on achète notre Oystercard et on se rend dans le métro pour rejoindre notre auberge de jeunesse – hostel. Ayant découvert les auberges de jeunesse en Thaïlande, j’ai voulu faire découvrir ça à Charlotte, c’est beaucoup moins cher et c’est suffisant juste pour dormir, parce que de toute façon on allait être en vadrouille toute la journée.

20 min de marche sont devant nous entre la station de métro et l’hostel. Ça nous permet de découvrir Londres de nuit dans un premier temps, on aperçoit les premiers bus rouges, taxis et cabines téléphoniques emblématiques. On est stupéfaites par la propreté des rues et l’architecture qui est vraiment belle, on commence par se promener dans un quartier calme, et on arrive ensuite sur Oxfordstreet où l’animation y est déjà plus importante.

Arrivées à l’hostel, l’agent d’accueil est un expatrié français super sympa (Loïc). Il nous demande nos passeports, et Charlotte se rend compte qu’elle a perdu sa carte d’identité. On dépose les affaires dans la chambre en essayant de ne pas faire trop de bruit car la plupart des autres occupants de la chambre dorment déjà. Un des occupants nous indique gentillement qu’il y a une petite lumière à côté du lit vu qu’il nous voyait galérer avec la lampe de poche de nos téléphones.

On décide ensuite de rebrousser chemin parce que Charlotte pense avoir laissé tomber sa carte en prenant son téléphone dans sa poche. En vain. On verra demain.

On arrive à nouveau à l’hostel et on récupère nos affaires pour se démaquiller et se brosser les dents dans les salles de bain communes, l’hostel en soit n’est pas très moderne, mais c’est pas plus grave que ça, ça ramène à l’essentiel et aux choses basiques. C’est sûr qu’une belle chambre d’hôtel et une salle de bain propre ça fait plaisir et on peut s’y sentir plus à l’aise mais vu que Londres est une ville chère on se contentera de cet hostel qui est très économique et relativement bien placé. Il est 2h30 lorsqu’on se couche.

Lundi 9 mars – 8h: 3 personnes dorment encore, je fais mon possible pour me préparer en silence pour le respect des autres. On commence la journée par se rendre à l’ambassade pour effectuer les démarches pour Charlotte, afin qu’elle puisse prendre le vol retour sans soucis. On en profite en même temps pour découvrir Londres de jour en passant par le Buckingham Palace et regarder un morceau de la relève de la garde (pas de photos, mais une séquence vidéo dans le clip)

Nous nous sommes ensuite promenées au Hyde Park. J’avais lu que c’était le plus beau parc de Londres, et effectivement il est magnifique, je m’émerveille devant toutes les jolies petites places, dommage que la plupart des arbres ne soient pas encore en fleurs et qu’il fasse encore froid.

On arrive ensuite à l’ambassade mais on nous renvoie vers le consulat. Sur le chemin vers le consulat, on voit une boutique de change et on se rend à l’intérieur pour échanger notre argent vu qu’on ne l’avait pas encore fait. Nous donnons 300 euros, on nous rend 191 livres… On trouve ça étrange et je montre au vendeur la différence avec les tarifs affichés sur mon application mobile. Il me dit que le taux sur ces applications n’est pas réel, que ce n’est pas le taux des banques etc… on ne cherche pas vraiment plus loin, on ressort mais on se sent un peu plumées. On y pense sur tout le chemin, on hésite à y retourner mais on arrivait bientôt au consulat et on avait déjà beaucoup marché.

Le consulat est fermé pendant encore 20 min, on se rend donc au Musée d’histoires naturelles juste en face, le bâtiment est déjà magnifique de l’extérieur et l’intérieur l’est tout autant. Encore une fois ça montre que la nature est dingue, c’est super intéressant de voir les ossements des animaux, des dinosaures et de voir des espèces qui ont disparues.

On s’est ensuite rendues au consulat et Charlotte a payé pour obtenir un laisser-passer pour pouvoir reprendre l’avion sans problème. Une bonne chose de faite pour continuer le séjour sereinement.

Nous avons ensuite pris le bus pour aller manger au Local Café, une des adresses que j’avais repérée en amont parce que j’avais sélectionné plusieurs cafés healthy avec des plantes vertes, au cas où nous n’en trouvions pas sur notre chemin, et c’était super chouette. J’ai adoré mon assiette (riz complet, mangue, guacamole, saumon, algues, jeunes pousses, spirales de carottes) j’étais par contre un peu déçue de leur limonade dite homemade à la myrtille et au citron (qui vend du rêve comme ça mais qui en fait correspondait à du sirop industriel, deux tranches de citron et des feuilles de menthe avec de l’eau pétillante).

L’endroit en lui même est un lieu que j’affectionne tout particulièrement: du bois , des plantes vertes, des belles lumières, de la musique, j’adore. On y passe une bonne heure histoire de se reposer mais on repense à l’argent qu’on a perdu et on décide d’y retourner pour essayer d’annuler cette transaction et récupérer notre argent en se disant qui ne tente rien n’a rien, on n’a rien à perdre (de plus) donc il faut essayer. Ce n’est pas le même vendeur qui nous accueille, et il ne peut rien faire, c’était écrit en tout petit au coin de la vitre qu’ils prenaient 14% de commission. Bref, rien à faire on peut dire adieu à nos 70€ envolés dans la nature … Je vois ça comme une leçon à tirer, il n’y a jamais d’échec soit on apprend soit on gagne. Là, clairement tout ce qu’on gagne c’est la leçon de faire plus attention la prochaine fois ! Un petit sentiment de déception nous habite mais ça ne sert à rien de s’attarder dessus, c’est fait.

Nous rentrons ensuite à l’hostel vers 19h pour se reposer un peu, on se sent fatiguées et on a bien mal aux jambes. J’essaye de faire une petite sieste, Je me relève vers 20h, d’attaque pour continuer et nous repartons à 21h direction le Skybar, très beau lieu rempli de plantes vertes avec lumière tamisée et vue sur Londres illuminé.

Il est à nouveau 2h30 quand on se couche après 21,4 km et 32 780 pas parcourus.

Mardi 10 mars – 6h30: j’essaye de me rendormir mais je n’y arrive pas. Je prend le temps d’écrire le récit de la veille puis je m’ambiance avec Maniac – Flash dance sous la douche , 12h de sommeil en 3 jours ne m’empêchent pas d’avoir le feu ce matin !

Covent Garden est la première destination de la journée et c’est un vrai coup de cœur. J’adore l’ambiance qui habite ce lieu. Il y a un artiste qui chante de l’opéra, puis un groupe qui joue du philharmonique. Je pourrais rester là toute la journée à les écouter tellement j’adore. On prend ensuite notre petit déjeuner au Pain quotidien, là aussi l’ambiance du lieu est superbe; décor en bois et pierres, plantes et petite musique de piano. Au menu un Bowl avec du quinoa, de l’avocat, de la salade des champignons, des œufs brouillés accompagné d’un English Breakfast Tea servi avec une petite cruche de lait, j’en met un peu dans mon thé, première fois pour moi et j’adhère !

Nous prenons ensuite la direction de Big Ben, en passant devant l’abbaye de Westminster avec des airs de cornemuse qui sont jouées par un musicien, pour terminer dans le London Eye pour profiter de la vue de Londres le jour.

On souhaite ensuite se rendre au Tate Modern avec le ferry mais nous n’avons plus assez d’unités sur notre Oystercard et n’arrivons pas à la charger. On décide donc de longer la Tamise à pied et c’est top. Un superbe chanteur joue avec une basse, très belle voix. Nous restons au moins 15 min. Je lui ai donné une pièce et je lui ai dit qu’il a une très belle voix. Il ne faut jamais hésiter à dire aux gens qu’on apprécie ce qu’ils font.

On arrive au Tate Modern mais il est déjà presque 16h et Borough Market ferme à 17h, Comme on voulait y manger (notre repas de midi) et que c’était un peu plus loin sur la trajectoire, on est donc allées au Borough Market, endroit très sympa. En tant qu’amoureuse de Streetfood je ne peux qu’aimer. Mais comme d’habitude il y a tellement de choix que c’est frustrant, j’aimerai tout goûter. J’opte pour un risotto à l’épeautre et aux champignons. Je demande d’abord confirmation au vendeur que c’est bien de l’épeautre et il me répond que oui, que je suis la première personne qui trouve. Je lui dit que c’est super de faire ça parce que c’est beaucoup mieux nutritionnellement parlant; il me dit « Exactement ! c’est ce que j’essaye d’expliquer aux gens » (salut copain)

Les portions sont assez petites, je partage encore un Padthaï avec Charlotte et je me retrouve en Thaïlande. Il était aussi bon que là-bas… on voulait encore se partager un mango sticky rice , mon dessert asiatique de prédilection mais ils avaient arrêté de cuisiner. Dommage.

On traverse ensuite le London Bridge, au pied des tours au beau milieu du rush de sortie des bureaux, tout le monde est pressé, ça grouille de partout et on aperçoit le célèbre Tower bridge sur notre droite.

On se rend ensuite vers « The piano works » un bar dont les musiciens/chanteurs interprètent tous les titres demandés par les clients. L’ambiance est géniale, les artistes sont vraiment talentueux et les cocktails délicieux.. Le chanteur annonce à son équipe à la fin de chaque chanson la suivante, et les musiciens se mettent en route. C’est fascinant cette capacité à connaître tous les morceaux.

De retour à l’hostel, on discute à nouveau avec Loïc. Il nous parle du Five Guys parce qu’il y a déjà travaillé et nous confirme que c’est vraiment de la qualité. La viande est fraîche, les frites sont faites maison, tout est coupé sur place. On a vraiment envie d’essayer.

Il est 1h30 -2h environ lorsqu’on se couche. Deux nouveaux occupants sont arrivés dans notre chambre; l’un d’eux respire vraiment fort, j’espère qu’il ne va pas ronfler …

Mercredi 11 mars – 5h30: Je me fais réveiller par une symphonie de ronflements, les deux nouveaux ronflent vraiment fort! Je reste réveillée une quinzaine de minutes, j’attrape mes bouchons d’oreilles et je me rendors jusqu’à 7h.

C’est le dernier jour. Je suis fatiguée mais qu’importe. Je compte bien encore en profiter. On s’arrête dans un Tesco pour acheter de l’eau et je prends une barre d’oléagineux pour le petit dej histoire de ne pas perdre de temps à se poser quelque part. J’adore aller dans les supérettes étrangères pour voir tous les produits que nous n’avons pas en France. On file direction Notting Hill sur Portobello Road et on y trouve à nouveau une ambiance différente. J’adore ce quartier, l’architecture, les petites boutiques, les maisons colorées, le calme, la quiétude. Je m’émerveille devant absolument tout.

On se dirige ensuite vers Camden Market, nouveau changement d’ambiance. Premier arrêt chez Poppies qui est bien réputé pour partager un fish and chips à deux avant de se rendre au marché de Streetfood. Il y a à nouveau trop de choix, trop de choses interessantes à gôuter.. Mais j’avais repéré dans un reportage d’Echappées Belles sur Londres qu’un français y faisait des burgers au bœuf bourguignon. J’avais trop envie de tester ça. On trouve le stand et effectivement c’est un vrai délice… le bœuf bourguignon est mijoté puis effiloché pour en faire un steak, une tranche de fromage à raclette se laisse également fondre sur la plaque pendant que le pain se fait toaster. La vendeuse arrose le steak de la sauce bourguignon et elle assemble le tout. On se partage le burger à deux pour se garder de la place pour autre chose mais c’était tellement bon, savoureux, juteux! Ça se passe au stand « The Patate – French Burger »

En dessert des petits pancakes. Sur le stand il est écrit « dutch Pancakes – poffertjes » étant allée en Hollande l’année dernière et ayant adoré les poffertjes je me suis réjouie d’en manger à nouveau et en demande … J’opte pour banane + sirop d’érable.

Charlotte souhaite retourner au musée d’histoires naturelles pour y acheter quelque chose, Moi je préfère aller à la Cathédrale Saint Paul très réputée pour sa beauté et au Musée Tate Modern. On se sépare. Malheureusement il est déjà 15h20, j’ai 30 min de transport jusqu’à la cathédrale qui ferme à 16h … je n’ai pas d’autre choix que de laisser tomber.

Je prend la direction du Tate Modern et marche le long de la Tamise pour aller au musée. J’adore l’ambiance, il y a des artistes musicaux, le soleil est en train de se coucher, il y a des coureurs, des gens qui se baladent, la température est agréable.. Beau moment. Le Musée est super grand. Il y a de belles œuvres mais je n’ai pas l’habitude de passer beaucoup de temps dans les musées, je voulais surtout voir la vue qu’offrait le dernier étage, et effectivement c’est super beau d’autant plus que le soleil est en train de se coucher.

Je prends ensuite la direction de Covent Garden parce que j’ai beaucoup trop aimé et je veux voir l’ambiance du soir. Je traverse le pont en face du Musée pour me rendre de l’autre côté de la Tamise et je passe devant la cathédrale Saint Paul. Il y a un bel arbre en fleur devant, ça fait une belle photo.Je l’aurai au moins vue de près de l’extérieur.

Arrivée à Covent Garden, je retombe sous le charme, il y a à nouveau un chanteur d’opéra et un autre vieil homme qui joue de l’harmonica sur la place à l’avant. Je me rends ensuite dans une ruelle avec des guirlandes lumineuses et j’arrive devant une cours qui attire mon attention… j’arrive dans le lieu le plus magnifique de ce quartier. Coup de cœur. Une petite place avec un banc, des arbustes, des fleurs, des petites tables, des guirlandes lumineuses, des lanternes avec des bougies. L’ambiance est paisible, zen, romantique, tamisée. J’adore. Je m’assieds sur le banc et j’admire.

Sur le chemin du retour je tombe à nouveau sur un artiste qui chante avec sa guitare et son harmonica. Frissons dans mon corps, beaucoup trop beau à entendre. Je m’arrête quelques instant pour écouter et profiter du moment, alors que ça grouille de monde tout autour. Je termine ma trajectoire en passant par China Town et j’en écoute encore un autre, le dernier du séjour.

Cette ballade de 3h seule m’a vraiment fait du bien. J’allais où je voulais, je suivais simplement mes envies. Nul besoin de proposer ou d’attendre sur l’autre. Pas de peur de déranger l’autre. Ça me rappelait mon voyage en Thaïlande où j’ai adoré être seule et ça m’a fait du bien de me retrouver dans cette situation. Chaque personne qui part en weekend ou en voyage accompagné de quelqu’un devrait s’octroyer au moins un petit moment découverte rien qu’à elle, de quelques heures. Pour le simple fait d’être libre à 100%, pour s’écouter, avancer à son rythme, flâner ou se dépêcher comme bon lui semble, parce que les envies des uns ne sont pas forcément les envies des autres. On a parfois des ressentis différents, des rythmes différents, des envies différentes, des lieux dans lesquels on a envie de s’attarder, alors juste pouvoir le vivre à fond n’est pas quelque chose sur laquelle il faut passer à côté. Le compromis n’est pas une chose obligatoire en voyage, j’estime que l’on passe suffisamment de temps avec l’autre dans la globalité du voyage pour se séparer quelques heures, pour s’éviter à soi-même de faire quelque chose que l’on a pas envie de faire, et pour éviter à l’autre de faire quelque chose qu’il n’a pas envie de faire. J’étais contente de retrouver Charlotte pour passer la soirée avec elle, nous avons échangé les différentes choses qu’on a vu de notre côté et chacune en a eu pour son compte. L’expression « s’éloigner pour mieux se retrouver » à pris tout son sens.

On se raffraichit un peu et on sort boire une bière au pub en face, on se promène ensuite jusqu’à Piccadilly Circus et enfin, on arrive devant un Five Guys. Une tuerie ce burger. On sent que la viande et les frites sont fraîches. On voit même les gros sacs de pommes de terres qui sont entreposés.

On se rend ensuite dans le deuxième Piano Works de la ville parce qu’on avait trop aimé la veille.

Jeudi 12 mars – 04h30. Le départ à sonné – On se rend à pied jusqu’à la station de métro, voulant aller à LiverpoolStation afin d’y prendre le Stansted Express à 5h52 pour se rendre à l’Aéroport. On avait vu sur internet que le métro commençait à circuler à 5h, mais une fois arrivées devant la station à 5h30, les grilles sont encore fermées. Je me renseigne auprès d’une femme qui attend également, et elle m’annonce que le premier métro en direction de Liverpool Station circulera à 5h49. Impossible d’attendre. Il fallait vite trouver une solution. Je vois un taxi au loin, je lève la main et il s’arrête. Le chauffeur était super chou, sympa, bienveillant et nous conduit à la station. On arrive tout juste pour prendre des tickets et monter dans le train. Arrivées à l’aéroport à 6h45, la porte d’embarquement ferme ses portes à 7h20. Pas le temps de traîner. On passe le contrôle des bagages et ça prend vraiment beaucoup de temps. Le temps passe, il est 7h20 lorsqu’on passe enfin. Sur l’écran, le final Call est déjà annoncé pour notre vol, le couloir de magasins n’en fini plus, je stresse un peu, je n’ai pas envie de rater l’avion bien que je ne pense pas qu’on nous refuse l’entrée sachant que le départ était à 7h50. On arrive enfin à la porte d’embarquement à 7h30, nous sommes les dernières. Une navette nous attend, nous rentrons à l’intérieur et partons vers l’avion 5 min plus tard. Tout juste!

Pour conclure, Londres est une très belle découverte. J’ai adoré les milles ambiances différentes en fonctions des quartiers. La belle architecture, les belles boutiques, les beaux parcs, la propreté des rues et des bouches de métro. La multitude d’artistes de rues. La facilité de se déplacer avec le métro ou le bus. La gentillesse de certaines personnes mais aussi le caractère atypique des autres.

Beaucoup de découvertes, et beaucoup de kilométres parcourus à pieds en 3 jours: 58 au total. Je rentre en boitant avec des douleurs à la hanche parce mettre exclusivement des Stan Smith aux pieds pour cavaler pendant 3 jours n’est pas adapté, pas pour moi en tout cas.

Autre point que j’ai relevé: Mon dernier voyage était mon voyage solo en Thaïlande, j’ai fait énormément de rencontres parce que j’étais seule. Le fait d’être accompagnée nous fait effectivement moins s’ouvrir aux autres malgré le fait d’être en auberge de jeunesse. On a notre copine avec nous alors on fait moins d’efforts… et les autres n’en font pas non plus pour aller vers vous.

ET SI ON PARTAIT 4-5 JOURS?

La situation sanitaire commençant à peser, une petite envie d’évasion s’est faite ressentir. Le choix a bien-sûr été vite fait, on optera pour la France. Après 6h de route sous la pluie, nous (mon chéri et moi) arrivons samedi soir à Meylan près de Grenoble pour retrouver des amis qui ont déménagé et que je n’ai pas vu depuis 6 mois.

Le dimanche, un parcours avec un point de vue sur la montagne de Belledonne était prévu, mais malheureusement, la météo n’était pas de la partie. Tout était couvert, on devait normalement être entourés de montagnes et on ne voyait rien du tout…

On opte donc pour un parcours dans la forêt le long des cascades de Saint-Vincent-Sur-Mercuze, quelques sections sont à escalader à l’aide de cordes mises à dispositions.… c’était tout aussi magnifique! Un vrai plaisir pour les yeux. Je n’ai pas connaissance de tels paysages en Alsace malgré qu’il y ai beaucoup de forêts.

La cascade finale mesure plus de 30m de hauteur (cascade d’Alloix)

Nous devions ensuite passer derrière le rideau d’eau de cette cascade et là, surprise,  la montagne de Belledonne pointait le bout de son nez, au-dessus d’une mer de nuages … Quel plaisir, quelle satisfaction. Revoir la montagne pour la première fois lors d’un nouveau séjour est toujours si impressionnant pour moi.

Le ciel s’était enfin dégagé et la vue du balcon nous a offert un superbe panorama. Quelle chance de voir ça tous les jours!

Nous sommes repartis le lundi matin pour la suite du séjour. 2h de route plus tard, nous sommes arrivés dans la station des Saisies. Accueillis sous la neige, tout est devenu blanc très vite et c’était magnifique. La quantité de neige était impressionnante.

L’appartement se trouvait dans un grand chalet de plusieurs appartements à l’ambiance montagnarde. Du bois, des petits cœurs rouges, une vue sur les sapins enneigés… C’était tout mignon et chaleureux. Sans oublier la petite bouillotte 😀

Nous avons ensuite fait quelques achats dans la station: du fromage, de la charcuterie,du vin local… Tourisme gastronomique oblige! Manger local est une véritable passion. La promenade se termine par un eeeexcellent vin chaud, encore meilleur que la plupart que j’ai déjà gouté dans nos marchés de Noël.

Durant la nuit, je me suis réveillée et j’ai regardé par la fenêtre: les sapins enneigés étaient éclairés par la lune… Quel beau spectacle. J’en ai profité pour prendre quelques photos et nous sommes finalement sortis à 3h30 pour faire une balade nocturne. Tout était recouvert par la neige fraîche qui était tombée la veille, tout était calme, la neige craquait sous nous chaussures, nous étions seuls, le pied.

Mardi matin, nous avons essayé pour la première fois les raquettes, c’est chouette ! On s’enfonce beaucoup moins avec ça et c’est très maniable. La pluie s’est ensuite invitée car les températures sont montées, et nous a contraint à rester à l’intérieur toute l’après-midi, donc: boisson chaude, plaid tout doux… aprèm tranquille.

J’étais au départ assez déçue par la météo, je m’imaginais de belles randos avec un paysage blanc, un ciel bleu, avec les montagnes en arrière-plan. Et à la place, c’était couvert, gris, pluvieux… Que faire quand la météo n’est pas de la partie, à part accepter et faire avec ? Je suis normalement adepte de voir le bon côté des choses, mais j’avoue que cette fois j’avais du mal.

J’ai finalement finis par relativiser. Ce n’est pas la première ni la dernière fois que je verrais les montagnes, et le fait d’être ici même si la météo n’est pas favorable nous permettais quand même de créer de nouveaux souvenirs.

Tout n’a finalement pas besoin d’être parfait du début à la fin: On a parfois tendance à vouloir que tout soit parfait et qu’il y ai le moins de désagréments possible, mais l’essentiel c’est de profiter tout de même des moments qui nous sont offerts. C’est comme la photo, on n’attend pas à ce toutes les photos soient parfaites et exploitables, l’essentiel est d’en avoir quelques unes correctes qui seront suffisantes pour en faire quelque chose. Et c’est valable dans tous les domaines de la vie. Rien n’est jamais tout rose du début à la fin de notre vie, il y a des périodes, des saisons, et il faut tirer le meilleur dans tout ça. Lol, j’arrive même à philosopher à cause de la météo…

Nous nous sommes à nouveau réveillés sous la pluie mercredi matin. Une sortie motoneige etait prévue l’après-midi et nous avons eu de la chance. Les nuages étaient relativement hauts, il n’a pas plu et nous avons finalement bien pu voir les montagnes. En plus de prendre de la hauteur facilement et sans effort, les sensations qu’apportent la motoneige étaient extra. C’est une activité que je conseille largement ! (Sortie d’une heure avec Les Volatiles Sport 2000 Les Saisies)

Au menu pour ces trois soirs à la montagne: galette bretonne, raclette, croziflette et tartiflette de Mamie Tartiff’ dans une croute de pain.. Délicieux !!

Jeudi matin, de belles éclaircies se sont offertes à nous pour le jour du départ, et toute la route du retour se fait avec vue sur les montagnes jusqu’aux dernières montagnes Suisse, de quoi repartir avec grande satisfaction.

A très bientôt, belles montagnes…  Cette année, j’envisage de faire une randonnée/bivouac en montagne pour réaliser l’un de mes rêves : se réveiller, ouvrir la tante, admirer une vue sur les montagnes, se faire un thé sur un réchaud, et profiter… Quelques achats dans ce domaine vont donc devoir être effectués car je n’ai pour le moment aucun équipement à part un sac à dos de 50L.

Si quelqu’un s’y connait en équipement, je suis volontiers preneuse de conseils : Sac de couchage, matelas gonflable isolant et compact qui ne prend pas de place dans le sac lorsqu’il est dégonflé, tente pratique…

WEEKEND EN SUISSE ENTRE COPINES

L’année 2020 a commencé par un petit weekend de deux nuits en Suisse entre amies, plus particulièrement à Mürren, petit village niché dans une montagne et accessible qu’en téléférique.

Nous nous sommes rendues au téléférique du Stechelberg à Lauterbrunnen et avons laissé la voiture sur le parking (15 CHF il me semble quelle que soit la durée de stationnement)

Nous nous sommes ensuite laissées charmer par ce petit village surplombé par les montagnes et avons ressenti le plaisir de sentir la neige craquer sous nos chaussures, respiré le bon air frais, et dégusté une de leur spécialité: Rösti de pomme de terre avec une tranche de fromage à raclette…

Nous avons sejourné deux nuits dans le petit hôtel typique  » Blumental « , très propre, très montagnard donc chaleureux (372€ les deux nuits)

Nous avons prévu le lendemain de se balader à Mürren pour profiter du décor de jour et prendre le téléférique pour prendre de la hauteur et s’arrêter premièrement à Birg où nous retrouvons une terrasse pour manger ou boire au grand air, un sentier qui longe les rochers de la montagne avec une plateforme en verre et quelques activités. Nous sommes à ce moment-là au même niveau que les montagnes.

Nous continuons jusqu’au point culminant, le Schlithorn ou Piz Gloria qui nous offre un restaurant panoramique qui tourne sur lui-même à 360° (le film 007 a été tourné ici, il y a donc quelques animations liées au film) ainsi qu’une plateforme offrant une vue imprenable au-dessus des montagnes, à presque 3000m d’altitude.

Nous terminons le séjour par une petite ballade dans les montagnes à hauteur de Mürren parce que notre pass téléférique ne permettait que de monter en plusieurs fois, puis de redescendre, s’arrêter, mais pas de remonter une fois atteint un niveau en-dessous. Vous me suivez ? On souhaitait rejoindre à pied un endroit indiqué sur la carte qui disposait également d’une terrasse pour se poser tranquillement et admirer la vue mais nous nous sommes perdues. Le paysage était tellement beau que cette petite ballade à elle seule était suffisante pour en prendre encore plein la vue.

Le calme, l’air pur, la neige, la grandeur du décor… un dernier moment parfait.

Nous en avons pris plein les yeux, mais ce n’est pas un week end des plus économique étant donné qu’un français qui dépense en Suisse n’est pas très gagnant. Le Pass téléférique pour monter du Stechelberg jusqu’au Schlithorn coûte 100€ par personnes, l’hébergement était assez onéreux aussi et le budget nourriture monte très vite également. Mais la vue que ces paysages nous offrent en vaut clairement le détour !

Il y a bien-sûr la possibilité de faire du ski et de la luge, mais on ne souhaitait pas exploser le budget 😉

N’hésitez pas à me partager vos adresses en France ou en Autriche pour des endroits où l’on peut profiter de paysages semblables avec un téléférique, sans avoir besoin de skier.

Plus d’informations sur : https://schilthorn.ch/fr/Bienvenue

SEULE EN VOITURE, ENTRE VILLAGES PROVENCAUX, LAC, RIVIERE, MER ET MONTAGNE.

Il existe différent types de vacances : la semaine All Inclusive dans un hôtel, pendant laquelle on ne voit quasiment rien du pays parce que tout est inclus dans le prix du séjour et qu’on a pas envie de perdre un repas, La Demi-Pension dans un hôtel qui permet de sortir un peu plus parce qu’on culpabilisera pas de ne pas avoir pris le repas dans l’hôtel, les nuits en hôtels avec uniquement le petit dej ou pas, la location d’appartement type Airbnb, l’hébergement en camping, l’hébergement en auberge de jeunesse ou chez l’habitant. Les voyages en van ou camping cars/caravanes…

La bougeotte, à changer d’endroit tous les 2-3 jours ou la stabilité à rester au même endroit durant toute la semaine et ne visiter que les alentours pour bien s’imprégner de l’endroit.

En couple, entre amis, en famille ou aussi seul.

Tout est ok, chacun choisi le type de voyage dans lequel il est le plus à l’aise et en fonction de ce dont il a besoin.

Étant partie seule en Thaïlande en novembre 2019 (dont je vais également partager l’expérience) et mon projet de partir 6 mois en Australie étant tombé à l’eau dû au COVID, j’avais à nouveau envie d’une petite aventure et j’ai voulu tester un autre type de road trip solo, en France cette fois-ci. Il ne s’agissait pas particulièrement d’une envie d’être seule, mais plutôt une envie de comparaison, parce que mon voyage en Thaïlande a été grandiose pour moi, et pour asseoir mon avis sur « pas besoin de partir à l’autre du bout du monde notre pays est déjà magnifique » Je répondrais à cette problématique à la fin de l’article 😉

Alors pour ce petit road trip (5 jours), j’ai choisi l’option bougeotte en changeant d’endroit tous les jours et j’ai opté pour l’hébergement dans ma voiture. Pourquoi la voiture ? – Ça fait des années que j’aimerai camper et que je n’ai jamais essayé – C’est plus safe qu’une tente parce qu’on peut s’enfermer au cas où – Ça permet de dormir dans la nature, dans de beaux endroits – Ça permet d’être flexible et de laisser libre court à ses envies du moment tandis qu’un hôtel doit être la plupart du temps réservé, planifié – C’est gratuit – C’est comme être dans un van, sauf en plus petit et avec beaucoup moins d’équipement : c’est une mini vanlife. La grande question: Mais est-ce que c’est confortable ? Tu dormais bien? Eh oui, j’étais vraiment très bien installée avec un matelas gonflable, deux couettes par dessus, mes deux oreillers et un plaid. Ma voiture me permet de rabattre complètement les sièges pour avoir une surface plate, et je pouvais, du coup, m’allonger toute entière. Je disposais de 1,65m entre le hayon et les sièges avant avancés au maximum.

Rien n’indique que l’on n’a pas le droit de dormir dans sa voiture (sauf si on est ivre et qu’on dort côté conducteur) je m’étais renseignée avant sur theroadtrippers.fr

De nombreux livres et blogs parlent de femmes qui partent camper seules. Sarah Marquis par exemple a traversé plusieurs pays seule en marchant et en dormant dans sa tente. À côté de ça, dormir dans sa voiture c’est beaucoup plus facile mais c’est l’aventure quand même. Pourquoi elles et pas moi ? Qu’on-t’elles de plus que moi pour pouvoir le faire ? Rien. Il faut juste ne pas avoir peur. Ne pas s’imaginer le pire. Ne pas penser au négatif tout simplement. Et en plus en voiture, la protection est plus importante que dans une tente pour les plus inquiètes.

Chaque soir une mini appréhension pour trouver le bon endroit, je me laissais simplement aller, je laissais faire mon intuition qui m’emmenait dans de chouettes endroits, et chaque matin un réveil avec une belle vue.

Le monde regorge de choses à voir, et quand on est curieux et qu’on a soif de découverte, même une vie entière ne suffirait pas pour tout explorer. Grâce à ce mode de voyage j’ai pu découvrir de nombreuses choses en peu de temps, dans la liberté et la flexibilité la plus totale. Attendue nulle part, pas de planning, pas d’impératif. Juste moi et mes envies. C’est génial de partir avec des gens qu’on aime pour passer de bons moments avec eux, mais il est bien aussi de partir de temps en temps seul pour se ressourcer, laisser libre court à ses propres désirs et envies. Être acteur à 100% de son voyage, sans avoir besoin de demander l’avis, de faire de compromis etc, et surtout se connaître davantage, découvrir des choses sur soi-même.

J’ai appris grâce à ce petit voyage que ça ne me faisait pas peur de dormir seule dans la voiture dans un endroit que je ne connais pas, que je suis capable de rouler sur une longue distance et une longue durée alors que je m’ennuyais et je fatiguais avant au bout d’une heure de route, que j’aime la solitude et le calme mais que trop de solitude ne me convenait pas, et qu’il faut absolument échanger avec des personnes qu’on croise sur notre route pour que le voyage soit plus riche.

D’autres choses déjà acquises grâce à mon voyage en Thaïlande se sont confirmées une nouvelle fois :

  • L’acceptation quand quelque chose ne se passe pas comme je l’avais imaginé/souhaité.
  • L’optimisme : ne pas me concentrer sur ce qui pourrait mal se passer, ne pas s’imaginer le pire, juste vivre l’instant présent sans pensée négative.
  • Etre reconnaissante des choses simples (car on a souvent tendance à prendre toutes ces choses pour acquises alors que certaines personnes n’y ont pas accès) comme avoir une voiture qui me permet de me déplacer, des yeux qui me permettent de voir ces beaux paysages, deux jambes qui me permettent de randonner et d’atteindre un de mes rêves de voir un paysage lac/montagne… etc.

Au vu du peu de temps que j’avais à ma disposition, je n’ai pu m’imprégner d’un lieu (me familiariser avec les ruelles, les commerces, l’ambiance) nul part car je changeais d’endroit tous les jours et le but n’était pas de me sentir en vacance quelques part mais de faire un petit circuit découverte diversifié entre villages, lac, mer et montagne.

Un peu plus de 2000km au total, beaucoup de kilomètres parcourus chaque jour mais avec à la clé plein de nouvelles images en tête et un aperçu des différents endroits.

Premier arrêt à Cavaillon pour partager le dîner avec Delphine (une connaissance Instagram qui habite dans mon coin que je n’avais encore jamais rencontré, qui était ici en vacance avec ses parents) qui m’a chaleureusement invitée pour le dîner après avoir fait la route toute la journée. Je suis repartie avec du baume au cœur parce qu’elle et ses parents étaient d’une telle gentillesse… ça commençait déjà super bien, et ça m’a rappelée les chouettes rencontre de Thaïlande. Je suis ensuite montée sur la colline Saint-Jacques pour admirer le coucher du soleil et la belle couleur du ciel

Il fallait que je trouve un endroit où dormir. Je suis passée dans Saint-Remy de Provence sur les conseils d’une de mes amies et j’ai roulé en laissant faire mon intuition, je me laissais guider jusqu’à l’endroit où je me sentais le mieux et je suis arrivée au château des Baux-de-Provence. Le château était éclairé et était juste derrière moi donc m’apportait une petite lumière et la lune était pleine. Je n’étais pas dans la nuit noire et ça me rassurait. Première nuit seule dans ma voiture, première toilette à la bouteille d’eau et je m’installe confortablement avec ma petite guirlande, mon plaid.. c’est parti pour une courte nuit puisque j’avais mis mon réveil à 5h30 pour voir le levé du soleil. J’avais hâte de découvrir la vue et elle était effectivement splendide.

Je me suis ensuite baladée dans le petit village des Baux-de-Provence, avant 9h il n’y avait encore personne à part les commerçants et c’était vraiment génial de sillonner les petites rues désertes. Je ne savais plus où donner de la tête tellement c’était mignon et la vue depuis l’entrée du château est splendide. Je m’installe quelques instants et je profite.

Petit tour dans Saint-Remy de Provence de jour;

Isle sur la Sorgue où j’ai déjeuner chez Dominici : une cuisine simple où tout est frais, local et fait maison, tout ce que j’aime, avec du pain complet classique à la place du pain de mie blanc du croque-monsieur ça aurait été parfait 😉 Mais bon, j’ai quand même pris une bonne dose de sucre au dessert avec un délicieux baba au rhum ! Toute la carte des desserts me donnait littéralement envie de tout goûter.

Et le beau village de Gordes pour finir:

J’ai ensuite pris la direction de Valensole pour espérer encore y trouver des champs de lavande en fleurs mais il était trop tard. Je n’ai trouvé qu’un petit champ clairsemé mais qui m’a quand même offert un doux parfum de lavande à chaque petit coup de vent. J’aurai adoré marcher dans un champ bien fourni mais ça sera pour une prochaine fois peut-être.

Ma deuxième nuit se passe le long du lac du Sainte-Croix, avec la pleine lune qui reflétait sur le lac et le clapotement de l’eau sur les rochers c’était super agréable. Idem le matin avec le soleil levant et l’air frais …

Avant de de me rendre dans les Gorges du Verdon pour y faire une petite randonnée je me suis arrêtée dans le village plein de charme de Moustier-Sainte-Marie qui est niché juste au pied d’une montagne. Les routes sinueuses sont également magnifiques.

J’ai ensuite rejoint le littoral pour profiter un peu de la mer parce que j’avais vraiment envie de flâner une journée à la plage, entre baignade et lecture pour me reposer, mais il y avait vraiment trop de monde et je ne me suis pas attardée. (Fréjus).

Petit arrêt chez KeepCool Saint-Raphael pour pouvoir prendre une vraie douche et me laver les cheveux, puis direction Nice pour y passer la soirée. J’ai beaucoup aimé le peu que j’ai vu, c’est très vivant et très dynamique. A ce moment précis je me sentais un peu seule d’être ici, mal à l’aise sans mes amies parce que j’avais envie de profiter avec elles sur les nombreuses terrasses, mais je me suis quand même installée pour manger et le malaise est vite passé.

3ème nuit à Villefranche-Sur-Mer qui fut la plus courte puisque des jeunes s’étaient installés plus loin pour écouter de la musique et faisaient du bruit, je me disais sans arrêt qu’ils allaient bientôt partir, que ce n’est pas la peine que je bouge, et ils sont finalement partis qu’à 5h30… Tant pis, j’en profite pour me lever tôt et profiter de l’ambiance du matin en bord de plage.

Je me sens assez fatiguée, je longe la côte jusqu’à Menton pour prendre un petit dej et je décide poursuivre jusqu’à Chamonix directement. En passant par l’Italie, la mer en contrebas à droite me faisait de l’oeil sur 200km… J’ai pris une sortie au hasard et j’ai attéri à Arenzano où j’ai pu louer un transat sur une plage privée et avoir ma journée détente tant souhaitée. Baignade, lecture, sieste… Il n’y avait pas un seul touriste. Alors qu’à Fréjus la plage était noire de monde.

Satisfaite de ma journée, je prends la route vers Chamonix en passant par la Suisse et je ne peux qu’admirer le paysage qu’offre ce trajet. Plus je m’approchais de la destination plus les montagnes s’agrandissaient et c’était… Wahou. Ca me fait toujours un effet assez particulier.

Quatrième et dernière nuit juste en face du Mont-Blanc, je me sens un peu stressée, la montagne m’angoisse sans doute un peu, il n’y a pas d’éclairage à proximité et il fait nuit noire mais il y a d’autres vancampers qui dorment plus loin. Je n’avais pas anticipé que la nuit pouvait être fraîche et je n’étais pas bien équipée, j’avais donc assez froid et me réveillais dans la nuit…

Une superbe vue m’attendait lendemain matin

Et c’est parti pour ma première randonnée en montagne. La plus difficile de ma vie jusqu’à présent. Eprouvante par sa durée et par son dénivelé, j’étais au bout du rouleau très rapidement. Mais je voulais continuer, je voulais voir ce lac blanc. Je m’arrête toute les 5min pour respirer et boire un coup, tout le monde me dépasse. Toujours le même refrain « c’est ma première randonnée en montagne c’est assez difficile » réponse « prenez votre temps ce n’est pas une course » Je n’en vois pas le bout, ça monte encore et encore, un stress en plus lorsque j’ai vu qu’il fallait escalader des échelles et des grandes marches en bois, je pensais avoir la peur du vide, mais il s’agissait plutôt d’une peur de tomber et de me faire mal. Je croise des randonneurs qui effectuaient des randonnées depuis 7 jours, certains dormaient en refuge, d’autres transportaient leur tente… J’admire!

Malgré tout j’admire la beauté du paysage, je profite de l’air pur, je remercie la nature de m’offrir un tel spectacle, je prends sur moi, j’avance et j’arrive enfin à ce paysage de lac + montagne. C’est juste magnifique, apaisant…

La descente a été assez douloureuse pour mes genoux, je discute une bonne partie du chemin avec deux randonneurs, ça fait du bien de passer du temps avec quelqu’un ! Lorsque j’arrive à ma voiture, je suis lessivée et j’ai des ampoules… Je m’offre un dernier réconfort au bord de la route avec un Burger aux produits locaux de Savoie et je reprends la route pour rentrer directement chez moi. 400KM environ. Je n’avais plus la force de visiter quoi que ce soit d’autre, bien que j’avais encore un jour devant moi avant de reprendre le travail.

Verdict de ce roadtrip? J’ai choisi de diversifier chaque jours et j’ai adoré tous les paysages que j’ai vu. J’ai aimé être libre et faire ce que je voulais quand je voulais, mais je me suis sentie beaucoup plus seule qu’en Thaïlande parce qu’il y a eu beaucoup moins d’interactions sociales. Notre pays est magnifique, oui, mais il n’y a aucun dépaysement culturel. J’ai l’impression que les français entre eux sont moins ouverts à la rencontre spontanée quand on nous voit seul. J’avais effectué 2 demandes de Couchsurfing pour tester également cette expérience (dormir chez l’habitant via cette application) mais je n’obtenais pas de retour vu que je demandais en dernière minute. J’ai remarqué plus tard que les utilisateurs ne s’étaient plus connectés sur l’application depuis quelques semaines. Du coup c’est pas grave du tout, le voyage se voulait ainsi, 4 nuits dans la voiture dans différents endroits et peu d’interaction sociale spontanée. Comme dit plus haut, ça m’a permis de voir que malgré le fait d’avoir besoin d’être de temps en temps seule pour se ressourcer et être juste avec soi, être sans interaction sociale trop longtemps ne me convenait pas. Lorsqu’on part seul, ce sont les échanges humains qui font la richesse du voyage.