Ça y est, j’ai réalisé une envie qui me trottait dans la tête depuis plusieurs années; bivouaquer. En d’autres termes, poser un campement sauvage dans la nature pour une nuit. J’ai de la chance parce que mon chéri est ouvert à l’aventure et aux nouvelles expériences, alors ça a accéléré les choses 😀
Après quelques semaines à se renseigner et acheter le matériel adéquat, nous voilà prêts pour faire une première petite expérience.
Où aller?
Nous avons repéré plusieurs endroits dans les Vosges mais la plupart sont encore enneigés, la température est encore trop fraîche en altitude et nous n’avons pas acheté de matériel spécial basses températures. (Plus cher et plus volumineux, nous voulions d’abord débuter par faire du bivouac au printemps/été avant de se lancer dans le bivouac plus poussé, à devoir affronter les basses températures)
On a donc jeté notre dévolu sur le Lac de Pierre-Percée, 380m d’altitude. Par rapport aux 1000m d’autres endroits que nous avions repérés, ça devrait le faire. De plus j’adore les paysages aquatiques, être face à un lac, au calme de l’eau, c’est tellement apaisant. Avec ses 32 km de pourtour, ce lac offre de nombreux endroits sympas.

Quoi emmener ?
Nous avons acheté la plupart du matériel chez Décathlon pour débuter. Le rapport qualité/prix est bon étant donné que nous ne nous lançons dans rien d’intensif et que s’équiper représente tout de même un certain budget : 550€ hors sac à dos. J’indiquerai les différents prix du matériel acheté spécialement pour bivouaquer ci-dessous.
Nous avons chacun un sac à dos de 50L que nous utilisons pour les roadtrips (Forclaz Travel 500 et Quechua Easyfit 50) que nous avons remplis avec:
- Une tente (Trek 900 3 personnes pour être confortable au niveau de l’espace – 250€)
- Deux matelas autogonflants (Forclaz Trek 500 – 30€/pièce)
- Deux sacs de couchage (Forclaz Trek 500 5° – 60€/pièce) « 5° » représente la température extérieure à laquelle le fait d’être dans le sac de couchage reste confortable.
- Deux draps de sac en soie (Forclaz – 35€/pièce) qui permettent de gagner quelques degrés et facilite l’hygiène car il est plus simple de laver le drap de sac que le sac de couchage)
- Deux petits coussins
- Une couverture de survie à placer entre le sol et la tente afin d’isoler un peu du froid du sol
- Une serviette en micro fibre
- Un torchon
- Un réchaud et son combustible (Forclaz Trek 100 – 20€ + combustible propane/butane 100g – 3,90€)
- Une popote avec ses deux bols et ses deux cuillères (Forclaz Trek 500 – 25€)
- Deux tasses en inox (Quechua – 4€/pièce)
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- Un sac poubelle pour emporter tous ses déchets
- Un couteau
- Deux lampes frontales
- Deux batteries externes
- Des mouchoirs/ papier WC
- Des vêtements chauds pour dormir
- Des gants
- Des sous vêtements de rechange
- Quelques affaires de toilettes (lingettes, dentifrice, brosse à dent, déodorant, savon liquide, lotion visage)
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- Deux sachets de nourriture lyophilisée à réhydrater ( Forclaz 6€/pièce)
- Une boîte d’olive
- Deux canettes de bières (l’apéro face au coucher de soleil c’est sacré)
- Des noix de cajou et des bretzels
- Du chocolat noir
- Du thé
- Deux bowlcakes (une recette de petit dej pratique à emporter à préparer chez soi: pour une personne, mélanger dans un bol 1 oeuf, 1 banane écrasée, 30g de son d’avoine, 20g de farine d’avoine, 1cc de levure chimique, et faire cuire dans le micro onde pendant 3min.)
- 5l d’eau (pour boire, se brosser les dents, faire à manger, se laver) Nous avons emportés avec nous 3 bouteilles en plastique de 1,5l et nos deux gourdes en Inox, pas le top niveau poids, la prochaine étape sera de trouver un système pour filtrer l’eau pour économiser cette charge)
Le sac s’est très vite rempli, même s’il s’agit d’une seule nuit et pas d’un périple d’une semaine, c’était le minimum à emporter.
Le soleil se couchant à l’ouest, nous voulons nous placer à l’est pour profiter d’un beau coucher de soleil. Alors une fois garés sur un des parkings à l’est du lac, nous marchons dans la forêt avant de trouver un emplacement qui nous semblait bien, en face du lac et face au coucher du soleil. Etant donné qu’il s’agit de la première fois, ça nous va bien de ne pas faire une randonnée avec fort dénivelé de deux heures à porter les sacs à dos avant de trouver l’emplacement.
Nous montons rapidement notre campement et nous nous installons sur une serviette en microfibre pour prendre l’apéro. Nous pouvons à présent profiter de la vue et du moment, au milieu des oiseaux qui chantent. Les couleurs sont magnifiques


Joey en profite pour prendre quelques portraits avec les lumières chaudes du soleil couchant.
La température baisse très vite après le coucher du soleil. Il ne fait pas encore très chaud en ce moment pour réaliser cette expérience avec le matériel que l’on a, mais on souhaitait profiter de faire ça avant d’être à nouveau restreints à se déplacer dans un rayon de 10km pendant un mois.
On met en route notre réchaud pour faire chauffer l’eau et réhydrater nos plats. Il suffit d’ouvrir le sachet et verser une certaine quantité d’eau chaude, refermer le sachet et laisser reposer pendant environ 10min. Un peu septique au départ parce que nous sommes adeptes de l’alimentation fraîche en général, c’est une agréable surprise!
Les plats sont bien assaisonnés, il n’y a pas une énorme liste d’ingrédients, Il y a exactement le même nombre d’ingrédients que si nous faisons nous-même ce plat dans notre cuisine, donc pas d’ingrédients suspects, c’est léger niveau poids dans le sac et ça permet surtout de manger chaud, lorsqu’il fait frais dehors c’est vraiment agréable. Au menu: pâtes bolognaises et riz/poulet à l’indienne.
En face de nous, le ciel est remplis d’étoiles qui reflètent dans le lac et nous apercevons la Grande Ourse. Mais il fait vraiment froid pour se prendre le temps à contempler le ciel, il est donc temps d’aller dans la tente dans les sacs de couchage.

Mauvaise surprise, le sol est légèrement incliné, ce qui nous fait glisser vers un côté de la tente. Plus on tentait de se remettre en place tels des verres de terre, plus on glissait.
Je n’arrive pas à me réchauffer et j’ai froid aux pieds, difficile donc de s’endormir. Il y a sans cesse des bruits d’animaux contre la toile de la tente. Je sens le temps qui passe et moi qui ne dors pas, je regarde l’heure la dernière fois à 1h39, j’ai hâte que la nuit passe.
C’est la première fois que je dors en pleine nature, je ne suis pas vraiment rassurée avec tous ces bruits mais je finis par m’endormir. Heureusement que je ne suis pas seule, je ne me sent pas capable de faire ça seule de toute façon. Je n’avais cependant aucun soucis d’anxiété lors de mon road trip solo en voiture, parce que je me sentais en sécurité dans ma voiture fermée.
La nuit a été particulièrement agitée en partie à cause du froid et des glissements, le lendemain matin une amie m’annonçait 1° au niveau de Haguenau, il doit donc faire un peu plus froid ici avec 150m d’altitude de plus, en pleine forêt et face à un lac. Etant donné que nos sacs de couchage offrent le confort pour une température extérieure minimum de 5°, la température extérieure n’était pas adaptée au matériel que l’on a.
Il est très dur de sortir du sac de couchage, sortir de la tente pour remballer le campement. Nous avons très froid aux mains et aux pieds. Impossible de s’asseoir sur la serviette face au lac pour chauffer de l’eau pour un thé et prendre le petit dej, nous chauffons donc de l’eau pour le thé et mangeons en même temps que nous rangeons les affaires avant de repartir et laisser notre emplacement comme nous l’avons trouvé au départ. Tous les déchets ont été mis dans un petit sac poubelle au fur et à mesure pour ne rien disperser.
Conclusion: Nous avons hâte de remettre ça mais uniquement par températures agréables. Ça ne nous a pas donné envie de faire ça en hiver, en montagne comme certains le font. Ces personnes ont vraiment du mérite, mais ce n’est clairement pas pour les frileux !



















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